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1er août 2020 – Par Guillaume Ratté-Côté

 

SE POSER DES QUESTIONS

Se poser des questions sur la gestion devant le virus, notamment si les mesures ne sont pas plus nocives que ce qu’on vise à éviter, est plus pertinent que jamais! Notre incapacité à nous extraire du court terme, dans notre gestion sociétale comme dans nos vies, est ce qui est la plus grande menace à la survie de notre société telle qu’on la connait, présentement. La réaction au virus en est une preuve plus que probante. Pour sauver des vies, et maintenant des cas, à court terme, nous hypothéquons l’avenir et plus de vies à long terme, sans les moindres remords.

 

Toutes les justifications sont servies pour expliquer le tout, mais aucune ne parvient réellement à camoufler cette réalité de préférence du court terme à la prévision sur de plus larges horizons. «L’économie n’est que du matériel» nous dit-on sans cesse. Il est pourtant tellement évident que cela n’est aucunement le cas. Il n’y a qu’à regarder l’espérance de vie dans les pays en mauvaise posture économique pour comprendre que c’est faux. Et penser que les systèmes de santé ne sont pas financés par l’amour et l’eau fraîche. Mais non, c’est trop demander aux pseudo analystes qui pullulent pourtant au Québec. Penser au financement de la recherche médicale et aux vies sauvées par la poursuite de l’avancement économique finançant ces nouvelles façons de sauver des vies qui devraient apparaître dans l’avenir est d’autant plus improbable. Et pourtant! Les capacités de base d’un bon analyste politique ou chroniqueur d’affaires publiques ont trait aux capacités à la mise en contexte, en perspective. Or, personne ne semble en mesure d’apprécier la précarité de l’équilibre qui nous permet le style de vie le plus confortable en plus d’une dizaine de millénaires d’existence de sociétés organisées. Notre style de vie n’a pourtant que près de 80 ans.

 

Le concert unanime d’applaudissement des contraintes à la liberté sans cesse ajoutées et s’étant intensifié de façon exponentielle récemment est plus que troublant. Libaarté, rigole-t-on quand des citoyens ont l’instinct de voir dans les levées récentes de droits fondamentaux quelque chose de néfaste et de potentiellement dangereux pour la démocratie. Peut-être n’ont-ils pas toujours les plumes les plus affutées mais ce réflexe de rigolade prouve que leur instinct est bon. Ils ont su titiller la conscience des adeptes aveugles de toutes les mesures assez pour ébranler, qu’ils en soient conscients ou non, leur vision des choses depuis mars. Ils les ont fait se commettre au point de les pousser à oser ridiculiser le concept même de liberté!

 

Ces mesures liberticides s’accumulent alors que nous savons maintenant parfaitement bien que le covid est inoffensif, comme les autres virus respiratoires, pour plus de 99% des gens. Tous les prétextes sont bons pour alimenter la peur et toutes les nouvelles au potentiel salvatrices, comme les qualités d’un anti inflammatoire prescrit pour prévention depuis des décennies, sont tournées en graves dangers. Oui, beaucoup, devant tellement d’inconsistance, sont portés à s’abreuver à des sources disant connaître des intentions derrière l’évidente hystérie ambiante, même si cela n’est évidemment pas le cas. C’est réellement ce narratif qui pousse tant de gens, de tous spectres politiques, vers ces théories, et non les remises en question des très rares analystes voyant simplement ce non-sens comme une bien plus grande menace qu’un nouveau virus respiratoire.

 

Par-dessus le marché, la censure se pointe le nez. L’exemple récent le plus probant est la sortie des quelques médecins américains critiquant de façon générale la réponse au virus. Tous les réseaux sociaux de grande envergure ont cru bon carrément interdire ces propos. Or, toute censure est nocive, à moins de pouvoir empêcher de la violence directe et assurée. Ça l’est évidemment pour la capacité des citoyens à développer leur pensée critique, parce qu’il y a assurément de l’arbitraire derrière chaque action en ce sens, parce que cela nous rapproche des pratiques despotiques que nous avons réussi à éviter depuis seulement quelques décennies en occident, parce que cela empêche d’identifier des radicaux dangereux et que les moins dangereux trouvent les réponses qu’ils méritent, parce que cela génère des martyrs indésirables, mais peut-être surtout parce que cela, justement, poussera beaucoup plus loin dans les bras des illuminés prétendant détenir la vérité d’un complot mondial, bien des gens qui au fond devraient comprendre que le système actuel est le moins pire jamais mis en place malgré ses imperfections, pourtant corrigibles, moyennant simplement efforts, implication et ténacité. Vous pouvez assurément voir le cercle vicieux dans lequel nous entrons.

 

La solution passerait normalement par les médias traditionnels. Même s’ils reçoivent présentement tous une manne d’achat de publicité gouvernementale jamais espérée. Il suffirait qu’ils cherchent une réelle objectivité. Toutefois, tous ont des biais, camouflés, ce qui rend la chose bien pire, dans une prétention d’objectivité. Dans les différentes facultés de communication, on casse du sucre sur le dos de la presse d’antan, assurément partisane. Pourtant, cela avait le mérite d’être honnête, et les citoyens vraiment intéressés à se faire une tête indépendante n’avaient qu’à lire les canards des factions opposées. Malheureusement, même si certains avaient tenté dans un passé récent d’instaurer le tout à l’interne, de proposer une variété de points de vue ou d’écoles de pensée dans leurs pages ou sur leurs ondes, cela s’est effacé avec la venue de ce virus, devenu le sujet dominant. Au surplus, le manque de ressources, de curiosité, jouxtés à la peur de bien des cadres de médias de se voir reprocher d’encourager la désobéissance ou d’être irresponsables, ont fait en sorte qu’un très grand nombre de questions pressantes sont toujours sans réponse, souvent faute d’avoir été posées, simplement. Nous tentons de les poser à CJMD 96,9 Lévis L’Alternative radio malgré un accès aux décideurs bien plus limité que les grands médias établis de longue date. Il nous fait donc plaisir de déposer ici quelques-unes d’entre elles, en espérant sincèrement qu’elles soient empruntées (elles visent principalement le Gouvernement du Québec mais peuvent, dans plusieurs cas, être exportables)!

 

Quel est le taux de fiabilité des tests? Quels ont été les variations en ce sens depuis mars? Quelle est la différence dans la comptabilisation versus la façon de faire avec les autres virus respiratoires, comme la grippe, les rhumes, le SRAS de 2003 ou le H1N1 de 2009? Est-il vrai que les protocoles d’autopsies ont été changées depuis mars? Est-ce que cela pourrait influencer à la hausse la comptabilisation des cas?

 

 Pourquoi pas plus de tests sérologiques?

 

Quels sont vos modèles d'effets économiques ? Quels sont vos modèles de ces effets économiques sur les services de santé à moyen terme?

 

Disposez-vous de modèles sur les conséquences en santé du confinement et de l’économie réduite au point où elle en est? Comme : combien de décès dus au report des chirurgies «non-essentielles», à la violence conjugale, à l’augmentation des consommations de substances nocives, à la diminution de l’activité physique, à l’augmentation de la suralimentation, etc. à moyen et long terme?

 

 Avez-vous en main un estimé des conséquences sur la justice des reports occasionnés par l’arrêt de plusieurs processus? Combien de criminels seront en liberté en invoquant l’arrêt Jordan parce que les délais ont été rallongés par les mesures? Combien de criminels violents?

 

Comment comptez-vous lutter contre l’augmentation brutale de prix de plusieurs biens, notamment les matériaux de construction, causés par le confinement décrété en mars?

 

 Qu’est-il arrivé au mantra du début : nous prenons ces mesures pour aplatir la courbe et éviter d’engorger les hôpitaux? Pouvez-vous développer avec cela en tête sur les nouvelles mesures, sachant que les deux objectifs ont été parfaitement atteints?

 

Dans vos processus décisionnels, vous assurez vous d'avoir des avis scientifiques autres que ceux "consensuels". Opposez-vous des avis autrement dit, hors santé publique du Québec. Par exemple : une discussion avec des directions de santé publique de pays qui ne suivent pas les recommandations des mesures les plus drastiques. Où avec des gens du département d’épidémiologie de L’Université Stanford.

 

Considérez-vous la chloroquine et ses dérivés comme dangereux? Pourquoi aucune étude du Québec sur la question?

 

Disposez-vous de modèles sur la propagation du virus, avec et sans masques? Qui fournit ces modèles? Avez-vous développé une méfiance ou un certain recul face à cela depuis qu’il est devenu clair que des scientifiques spécialistes de la modélisation en épidémiologie comme Neil Fergusson ont plus que hautement surestimé les dangers cet hiver, et à d’autres occasions?

 

 Quelle place occupe la volonté de préserver les libertés individuelles dans vos processus décisionnels? Comment considérez-vous la déchirure sociale et le basculement de milliers dans les théories du complot dans vos réflexions avant de prendre des décisions du genre de celle de l'imposition du masque?

 

Pouvez-vous nous faire un portrait de l’évolution de votre vision de l’utilité du masque depuis mars? Est-ce vrai que vous avez minimisé son potentiel parce que nous en manquions alors au Québec?

 

Combien de personnes seront embauchées pour le contrôle du masque obligatoire, et combien ça coûte ? Avez-vous un estimé de l’augmentation du budget de la CNESST pour cette année?

 

Pourquoi pensez-vous avons-nous été les champions de la remise de constats d’infraction au Canada pendant le confinement?

 

Combien d’argent a été versé à des compagnies pharmaceutiques depuis le début de cette crise?

 

Pouvez-vous nous donner un exemple de dissidence de la santé publique du Québec versus l’OMS? Que pensez-vous, globalement, de l’OMS? Êtes-vous au courant des nombreuses controverses concernant cette organisation? Comme les dépenses somptuaires régulièrement dénoncées de son personnel, son financement par des organisations en conflit d’intérêts, sa complaisance envers la Chine, etc.

 

À quel point êtes vous préoccupé par l’oligopolisation que les mesures occasionnent? Par la disparition de milliers de PME à court terme? Considérez-vous lever le plus rapidement l’obligation du masque en vue de les aider? Pensez-vous que cela les aiderait?

 

Vous parliez de l'imposition du masque comme une préparation pour la 2e vague, alors que nous aurions pu profiter de la saison chaude, systématiquement moins clémente pour les virus respiratoires et donc toujours moins léthale, pour développer une immunité de masse. Est-ce que le masque obligatoire n’amène pas le danger de prolonger la durée de vie du virus? S’il n’y a pas d’immunité pour ce virus, pourquoi devrait-t-on espérer qu’un vaccin en fournisse?

 

En quoi la phase asymptomatique est différente, pour le covid, de celle des autres virus respiratoires, qu’on «couve» généralement tout en étant contagieux pendant quelques temps avant l’apparition des symptômes?

 

Que faites vous pour préparer les CHSLD en ce moment? Préparez vous d'autres lieux de soins pour pandémie? Des nouveaux? Considérez vous utiliser du patrimoine bâtit religieux en péril pour ce faire?

 

Combien de temps seriez-vous prêt à altérer l’éducation au Québec pour un virus qui n’affecte véritablement que très rarement les enfants?

 

De combien de masques disposons-nous en ce moment? De blouses? De paires de gants? Etc. Quel est l’objectif avant l’automne? Qui en sont les principaux fournisseurs? Quelles sont les mesures que vous comptez prendre en vue de nous rendre indépendant pour ces denrées. Ou-est-ce que cela en est en termes d’avancement?

 

Envisagez-vous une meilleure reddition de comptes de la santé publique, qui coûte plus de 400 millions de dollars par année et pourtant n’avait pas les réserves d’équipement adéquate en vue de pandémie?

 

Quelle est votre degré de mécontentement par rapport à la Chine avec ce que nous vivons présentement? Qu’envisagez-vous comme réaction envers ce pays qui démontre sans cesse plus d’hostilité envers le style de vie occidental et accélère ses actions déstabilisatrices en pleine crise sanitaire (radicalisation devant les opposants à Hong Kong, militarisation en mer de Chine, tests nucléaires illégaux, piraterie informatique intensifiée, opérations douanières dangereuses, et bien plus), qui au surplus aurait pu être grandement atténuée par des actions mieux concertées de sa part au départ, sachant que l’éclosion vient de là?

 

Considérez-vous que McKinsey, que vous avez engagé pour des conseils sur le «déconfinement», peut-être en situation potentiellement dangereuse pour le Québec en raison de sa grande implication avec le gouvernement chinois?

 

À quoi ressemble votre réticence à imposer de nouveaux irritants aux citoyens dans la situation actuelle? À votre esprit régulièrement? Perçu comme une futilité vu la situation?

 

Comment percevez-vous la censure apparue spécifiquement sur des avis divergents envers les mesures généralement proposées sur les réseaux sociaux les plus connus? Utile? Dangereux? De la bonne censure, est-ce que ça existe pour vous?

 

Certaines personnes voient d’un mauvais œil le fait que le gouvernement quémande constamment des permissions à la santé publique. Elles disent que le système est fait de sorte que les élus, redevables, reçoivent normalement les recommandations des fonctionnaires et fassent ensuite la part des choses. Que la santé publique n’est pas omnisciente et que son personnel s’attend généralement lui-même à ce que de ses recommandations soient écartées ou édulcorées. Que leur répondez-vous?

 

Qu’est-ce qui vous découragerait de rendre le vaccin obligatoire? Qu’est ce qui vous y encouragerait?

 

Combien de temps après l’arrivée du vaccin comptez-vous vous diriger vers un retour à la normale complet?

 

Quels sont les avancées sociétales positives que vous espérez voir instaurées pour de bon grâce à la situation? Quel bien considérez-vous principalement que nous pourrons en tirer?

 

Dans quelle mesure pensez-vous que le confinement ait été efficace? Pouvez-vous chiffrer? Le referiez-vous? Doit-t-on s’attendre à cette mesure à chaque apparition de nouveau virus?

 

Considérez-vous Mcinksey, que vous avez engagé pour des conseils sur le «déconfinement», peut-être en situation potentiellement dangereuse pour le Québec en raison de sa grande implication avec le gouvernement chinois?

 

Etc. Etc. Etc.