Facebook Pixel
  • En Direct
    • Écoute en Direct
Réformes : maintenant ou jamais

Réformes : maintenant ou jamais

Guillaume Ratté-Côté

28 septembre 2021

Réformes : maintenant ou jamais

Si les libertés fondamentales sont reléguées au rang de notions à importance variable depuis un an et demi, travailler pour l’État n’a jamais été un droit de base, et nos décideurs doivent considérer la chose en conséquence, et profiter d’une opportunité historique.
Chaque fois que les élus se réunissent, nous voyons notre marge de manœuvre citoyenne davantage encadrée, réglementée, réduite. Il n’y a, outre de souvent risibles exercices de relations publiques qui ne font qu’effleurer la surface, jamais de levée de la mainmise de l’état ou de vrai exercice d’analyse d’efficacité des milliers de lignes d’intervention du gouvernement. Jamais de mouvement de recul.
Avec la pénurie de main-d’œuvre qui fait des ravages actuellement, notamment en santé, se présente l’occasion idéale pour, au minimum, des réorganisations, et au mieux, un exercice de recentrage des missions étatiques.
Ainsi, imaginons que les dirigeants aient le courage d’affronter l’opprobre de mises à pied, tabou incompréhensible des dernières décennies (un peu plus et nous avons encore des gens chargés de mettre le feu aux lampadaires à l’huile), ils pourraient générer non seulement des économies considérables qui seront bien nécessaires quand les taux d’intérêt feront des dépenses récentes un fardeau intenable, mais surtout, donner une bouffée d’oxygène à tout le secteur privé, qui créée la richesse et en est actuellement empêché en partie par un manque de personnel disponible.
Imaginons, par exemple, que la SAQ, dont les employés gagnent des salaires similaires à d’autres travailleurs payés par l’État, mais qui dans bien des cas sauvent quotidiennement des vies ou forment la jeunesse, soit privatisée demain matin. Ouverture à la concurrence dans le domaine. D’emblée, une masse des travailleurs se rendrait disponible, d’une ampleur assurément plutôt satisfaisante, vu que la compétition, automatiquement, rendrait le domaine plus efficient. Ensuite, probablement, les prix des items descendraient au global. Ensuite, les revenus de l’État seraient similaires, vu les permis et les taxes perçus sur le privé qui aurait pris les choses en main, mais aussi, considérant que les autres domaines d’activité économiques se trouveraient régénérés en partie pour les ressources humaines, problème le plus cité comme frein à la croissance par les PME. 
Imaginez ensuite que Postes Canada, qui multiplie les ratés à grande comme à petite échelle jour après jour, qui n’a pas su s’adapter adéquatement à la vague des colis, et qui est sous la menace presque constante de troubles syndicaux, libère ne serait-ce que 15% de ses 64 000 salariés, et permette ainsi des gains en productivité, la fin d’un monopole injuste et de grands gains de productivité en ouvrant enfin les possibilités comme l’envoi de lettres, au privé.
Espérons surtout, car le reste, avec nos gouvernements si peu portés sur quelques réformes que ce soit, est du registre du rêve, que, simplement, pour pallier aux problèmes de main-d’œuvre, les gouvernements résistent aux solutions habituelles du toujours plus (de règlements, de deniers publics dépensés) et n’instrumentalisent plus l’immigration pour la rendre simplement un apport économique, plutôt que de diversité humaine et culturelle. Qu’ils empruntent pour une fois des avenues qui même si elles peuvent être chaotiques, empêchent de tourner en rond.
 

Guillaume Ratté-Côté

Guillaume Ratté-Côté

Directeur général / Animateur

Retour
hq_corpoa2021_commande