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Mot de Guillaume Ratté-Côté concernant la Covid-19

Mot de Guillaume Ratté-Côté concernant la Covid-19

Guillaume Ratté-Côté

17 février 2021

«Il ne faudrait pas jouer au yoyo!!»

Dé-confiner? «Soyons sérieux, ce n’est pas prudent!» : Pourquoi penser toujours ainsi, seulement en termes épidémiologiques, pour prendre de telles décisions, surtout un an après la «stupeur» des premiers constats!? Peut-il vraiment être prudent de tuer des milliers de PME du domaine événementiel, de la restauration, des gyms, de l’hôtellerie, de l’industrie du voyage, et de bien d’autres? La réponse est évidente. Peut-il être prudent de gâcher des années scolaires pour une génération entière. Est-ce «solidaire», comme des tenants des mesures sans retenue, au final, voudraient nous faire croire, sous prétexte que nous épargnerons des personnes âgées? Parce que cela serait bien de quoi il s’agit. Les victimes en âges de constituer des éléments de la population active se comptent en quelques dizaines, au Canada, en près d’une année, sur près de vingt millions. C’est encore moins chez les enfants. Et les séquelles graves sont elles aussi très rares dans ces tranches d’âge. Pourtant, non! Cela ne l’est pas pour celles qui survivront (l’écrasante majorité des personnes âgées), qui auront besoin de jeunes dynamiques et bien formés, ainsi que d’une économie en pleine santé, finançant généreusement le ministère de la santé, pour supporter leurs conditions physiques déclinantes et vivre le plus longtemps possible! Le système de santé alors, nous dira-t-on. Il y a énormément de fatigue dans le personnel, sans nous en fournir de données tangibles, alors qu’on se revendique sans cesse de «la science» et qu’on confine violement encore et encore au nom de cette fatigue. Il pourrait s’effondrer! Beaucoup d’absents, ce qui complique le travail de ceux qui sont «au front». Des médecins cernés … aux nouvelles, tous les jours… Voici des problèmes qui peuvent assurément être amenuisés par du courage gouvernemental : donner de substantielles augmentations de salaires temporaires (hé oui, en faisant fi des revendications syndicales qui clameront que cela doive devenir permanent faute de quoi ce sera non, ou d’autres récriminations qui ne devraient avoir le moindre sens si la situation que nous vivons est si terrible qu’elle permet les règles les plus liberticides pour l’ensemble de la population depuis la deuxième guerre), acheter davantage de bon matériel même si cela est à fort prix et nécessite un travail acharné et difficile de l’entourage du premier ministre, détourner les occupations d’une fonction publique également rendue ineffective par un encadrement syndical encore là incroyablement trop rigide pour la situation, vers le traçage et le support du personnel de la santé, empêcher enfin le mouvement de personnel médical d’un établissement à l’autre, etc. Les variants alors? C’est là le dernier retranchement des grands «confinateurs». Ils seraient terribles, ces variants. Ils arriveraient. Il n’y a que quelques cas au pays mais : «justement, comme en février 2020 pour le covid lui-même»… Les vaccins actuels ne seraient peut-être pas assez pour les contrer! Vous aurez remarqué que tout ceci est au conditionnel. Il n’y a même pas encore de modèles «sérieux» (de toute façon à plusieurs occasions prouvés complètement erronés et pourtant encore pris en compte comme Coran en La Mecque par les autorités politiques) sur leurs conséquences et pourtant il faudrait continuer en leur nom un confinement aux conséquences tellement étendues qu’en faire simplement la liste, sans modèle de nombre de décès, est quasi impossible? Bien sûr, car «il ne faudrait pas jouer au yo-yo avec les mesures» entend-t-on finalement!!! Réglons cela tout de suite : nous l’avons fait depuis le début et devons, au pire, continuer, si nous nous obstinons dans la voie des mesures étendues. Il n’y a qu’à penser au scénario suivant : les supposément si terribles variants se révèlent l’être et se transmettent rapidement au Québec. Comment pourrons-nous expliquer à nos infirmières que nous n’avons pas profité de l’amélioration qui aura précédé cette situation pour leur accorder des congés, et de l’oxygène dans leurs vies (il est erroné d’affirmer comme le font régulièrement sans preuve les grands médias que LES travailleurs de la santé demandent ces mesures, c’est plutôt la force extrême de la rectitude actuelle qui empêche que nous voyons les voies dissidentes, comme j’ai pu le constater moi-même dans mon travail à CJMD 96,9 Lévis par des témoignages anonymes). Nous ne pourrons pas, et en perdront encore davantage si les choses se produisent ainsi. Comment expliquerons aux toujours plus nombreux citoyens vivant des conséquences irréversibles du confinement (même si eux ne bénéficient pas du bienveillant jet de lumière collectif car ils vivent des situations trop variées pour que ce soit simple à couvrir) que nous n’avons pas profité de chaque minute de possibilité pour justement, leur en redonner, ne serait-ce que quelques autres que d’avoir le ô combien salutaire droit de dépenser leur argent dans les commerces!? Impossible.

Guillaume Ratté Côté  

Guillaume Ratté-Côté

Guillaume Ratté-Côté

Animateur / Metteur en ondes / Chroniqueur

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