Author: chabz

Grande entrevue sur l’ufologie ce samedi!

Samedi, à Vallier rencontre, il reçoit une vedette du monde de l’ufologie!

François C. Bourbeau fait la route depuis Montréal pour venir nous parler de sa passion pour l’ufologie, sa carrière dans les médias et plus encore. Une émission qui risque de sortir de l’ordinaire, live dans vos oreilles!

Pour l’écouter en direct, cliquez ici. 

La solution aux problèmes politiques, c’est le respect.

Ça fait plus d’une année que je n’ai rien officiellement blogué. Quelques publications Facebook engagées par ci et par là, mais aucun vrai blogue rédigé dignement et bien senti. Comme tout le monde, je manque de temps. Pour moi, pour mes proches et aussi pour les autres, ceux avec qui je partage notre petit bout de monde, ici, au Québec (et dans une relation plus froide et distante, au Canada).

Je m’extirpe de mon mutisme aujourd’hui suite à l’histoire de Gilles, un fonctionnaire qui gagne 130 000 $ par année pour ne rien faire. Gilles est malheureux d’être payé sans travailler, mais il préfère tout de même s’accrocher à son poste, à son statut de syndiqué, à sa paye, à sa retraite (qui s’en vient bientôt) plutôt que d’agir avec dignité en quittant un emploi où il est inutilement rémunéré par une majorité de gens qui gagne moins que la moitié de son salaire en contrepartie de vrai ouvrage. Gilles n’a pas de couilles. Gilles nous ressemble beaucoup… peu d’entre nous agirait de manière différente.

Pour moi, l’histoire de Gilles illustre bien le débat qui existe actuellement entre la droite et la gauche. La droite y voit ici une aberration, un exemple flagrant de l’incapacité de l’État de s’occuper avec le moindrement de compétence de gestion, un détournement des richesses communes aux profits d’une clique syndiquée lâche et parasitaire, l’argument qui prouve que l’homme n’arrive à rien dans la collaboration. La gauche y voit de la mauvaise foi, un exemple frappant d’un gouvernement de droite qui tient à tous léguer au privé, un détournement des richesses communes aux profits d’une clique capitaliste sale et parasitaire, l’argument qui prouve que l’homme n’arrive à rien par la compétition.

Ce que ces deux clans semblent volontairement oublier c’est la complexité du comportement humain, sont aspect paradoxal. D’un côté, il est évidemment injuste que des gens soient rémunérés à égalité pour des efforts qui ne nécessite pas la même connaissance, la même énergie, le même temps, que lorsqu’on ne travaille pas on soit rémunéré. Il est impensable qu’une trop grande égalité motive la productivité de tout un chacun et c’est pourquoi la dynamique de compétition devient bénéfique. De l’autre côté, il faut comprendre qu’une trop grande disparité de pouvoir entre les individus (surtout de nature financière) finit par éclipser la démocratie qui nous permet de vivre en paix et que même le plus inutile des hommes participe à la société tant qu’il ne se rebelle pas contre le pacte social en place. Il est donc insensé de croire qu’une compétition parfaite (le marché) établisse une société souhaitable, voire durable, et c’est pourquoi la dynamique d’égalité devient profitable.

Mon père m’a toujours dit « le respect de soi-même ça commence par le respect des autres ». Mon père était alcoolique. Il a eu souvent tort, mais jamais sur sa logique du respect. Nos problèmes communs ne trouveront pas de solutions viables dans des concepts réducteurs et mal adaptés à la réalité de l’humain. Nous devons à la fois coopérer et compétitionner. C’est dans l’équilibre du respect envers nous-mêmes et envers les autres que nous découvrirons de meilleures manières de vivre ensemble… puisqu’ensemble nous sommes.

 


Précédemment publié sur l’Anticønførmiste : https://www.facebook.com/lanticonformiste/posts/719631414885554

L’ère post-factuelle épisode 3 : Les médias traditionnels face à eux-mêmes.

Il y a deux semaines, je disais qu’il y avait un marché du relativisme dans le monde de la nouvelle et de l’analyse politique. Dire que ce marché a été créé et poussé par une certaine élite conservatrice et anti transnationale ne résume qu’en parti l’équation. En effet, ces élites ont plus été un catalyseur tirant de l’huile sur une lame de fond enflammée pour leur bénéfice politique. La véritable raison de la montée des médias post-factuels est qu’il remplace le vide immense laissé vacant par la désaffection populaire des médias traditionnels et des élites intellectuelles. Ceux qui étaient marginaux, il y a 10 ans, ont su remplir le vide, car comme dit le dicton, la politique a horreur du vide.

Avec l’arrivée des chaînes de nouvelles en continu, les médias traditionnels ont été mis devant la problématique que diffuser des nouvelles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 est plus difficile que cela ne paraît. Même avec la planète comme terrain de jeu, avoir suffisamment de contenu pour soutenir un tel régime est ardu. Oui les informations de partout sur le globe peuvent remplir 24 heures de nouvelles, mais l’audimat n’est peut-être pas toujours intéressé par ce qui se passe au Sri Lanka ou en Afrique noire. On recherche avant tout des nouvelles locales et des histoires qui nous touchent en bien ou en mal. Financièrement, ces histoires et nouvelles sont plus rentables, puisqu’elles permettent de garder les téléspectateurs accrochés à leur écran et génèrent plus de revenus publicitaires. Dans un monde idéal, l’équilibre entre local et international est « maintenable » dans un la mesure où tous y trouvent son compte et que le traitement est juste et professionnel. Le problème est que le traitement de l’actualité n’est qu’une affaire d’observation et de reportage, mais peut devenir une forme de divertissement. Les tabloïdes et ensuite certaines chaînes de nouvelle sont devenus maîtres dans l’art de ce que les anglophones appellent l’ « infotainment » ouvrant le marché à une nouvelle guerre des cotes d’écoute. Délaissant le rôle médiatique traditionnel, cette ère n’est plus marquée par la recherche de faits, mais par les débats entre personnes de camps opposés, par des commentateurs forts en gueule aux opinions tranchées et un traitement de l’information qui réconforte idéologiquement les consommateurs dudit média. Tout cela ancré dans une ligne éditoriale rigide qui est très souvent celle du propriétaire du média qui, souvent, utilise cette plateforme pour avancer son propre agenda politique. J’aimerais aussi ajouter ce que j’appelle l’effet CNN, soit qu’un média (surtout télévisé) devient l’esclave de ses téléspectateurs et refuse de changer par peur de perdre sa base d’auditeurs. Cela n’est pas unique à CNN et à mon avis, cela empêche les médias traditionnels de s’adapter à une nouvelle clientèle. L’effet CNN est aussi dû aux coûts considérables que les médias traditionnels doivent supporter pour faire une nouvelle de qualité. Un problème que les sites internet d’opinions politiques n’ont pas. Un reporter avec son équipe sur le terrain coûte pas mal plus cher qu’un dude derrière son clavier ou son micro sur internet. Bref, la peur d’un changement empêche toute innovation.

Les journalistes aussi doivent se regarder et se demander comment on en est rendu là. Cela semble masochiste au moment où le métier vit sa plus profonde crise existentielle, mais ça reste nécessaire et sain de le faire, juste pour la survie de la profession. Si le modèle d’affaire des grands conglomérats de presse se fait malmener par internet, les journalistes eux n’ont pas su répondre à la nouvelle donne. Les vieux ont eu beaucoup de difficultés à s’adapter au numérique alors que les nouveaux vivent dans un monde précaire qui empêche souvent les talents de s’épanouir. Ajoutez les associations professionnelles qui se bornent dans l’approche journalistique avec un grand J et vous avez une tempête parfaite. On l’a vu dernièrement quand Trump a interdit l’accès à plusieurs médias lors d’une conférence de presse. La réaction des journalistes a été plus une réaction à leur égo bafoué qu’un véritable front contre cette administration. C’est ici que doivent commencer l’introspection et sortir des sentiers battus. Certains ont compris, comme Vice ou la constellation des humoristes ayant gravité autour de John Stewart. Le journalisme au 21e siècle doit être moins rigide et s’adresser aux enjeux sérieux d’une perspective nouvelle. L’humour des John Stewart, Jon Oliver et autre Stephen Colbert permet de mettre en lumière des problématiques sérieuses avec un travail de recherche souvent de haut calibre. Vice, eux, ont compris que les revenus provenant du journalisme gonzo peuvent financer d’autres projets beaucoup plus sérieux tout en s’adressant à la nouvelle génération. Ces derniers ont créé des bijoux de journalisme dans leur couverture de nombreux conflits, mettant leur vie et leur carrière en jeu. Jamais CNN ou RDI ne s’est présenté sur le terrain avec les forces qui se battent contre Boko Haram. La couverture sur l’épidémie Ebola en Afrique leur a d’ailleurs valu de nombreux prix. Ceux qui ont écouté le Tonight Show avec John Stewart ont probablement appris plus sur les tenants et aboutissants de nombreuses décisions politiques que ceux qui passent des heures sur CNN.

Peut-être que l’arrivée de Trump donnera cet élan pour un changement dans la pratique et permettra aux nouvelles idées d’émerger. Des idées fortes et bien articulées qui pourraient réduire, voire freiner le poids des fausses nouvelles.

Ces femmes entrepreneures

Il faut se le dire, depuis plus d’une soixantaine d’années, l’implication des femmes sur le marché du travail a considérablement changé. Bien qu’il fut un temps où elles entretenaient la maisonnée tout en prenant soin de leur douzaine d’enfants, maintenant, les femmes sont de plus en plus actives et passionnées. Je me suis intéressée à cette évolution et je vous la présente brièvement sous forme de statistiques. D’abord, au début des années 1950, 25% des femmes âgées de 25 à 54 ans possédaient un emploi ou s’en cherchaient un. Puis, grâce, principalement, à l’évolution des normes sociales, à l’apparition de nouvelles technologies réduisant le temps accordé aux tâches ménagères, à la réduction de la taille des familles et à la croissance du nombre d’emplois offert, les femmes ont pu s’insérer plus facilement sur le marché. C’est ainsi qu’en 1990 75% d’entre elles travaillaient. Finalement, en 2014, le taux d’activité des femmes atteignait 82%.

Force est de constater que les femmes ont de l’intérêt à travailler et c’est ce qui m’amène au sujet de ma chronique : l’entrepreneuriat féminin. J’en conviens qu’il existe plusieurs catégories d’emplois, pour tous les goûts et besoins. Regardons autour de soi pour constater ce que les gens [femmes] font : vendeuses, caissières, architectes, avocates, professeures, secrétaires… On pourrait en énumérer des centaines. Il y a aussi ces femmes qui se démarquent de plus en plus par leurs ambitions entrepreneuriales. Une étude de 2012 révélait une hausse du pourcentage de femmes québécoises propriétaires d’un commerce, passant de 5.5% en 2009 à 9.4% en 2012.

Une autre étude de 2016 relatait l’intention d’entreprendre des femmes, soit 16.9%.  Drôle est de constater que je fais moi-même partie de cette dernière statistique, ayant un rêve [fou] d’ouvrir un café. Les femmes ont le potentiel d’entreprendre, cela va de soi ! J’en viens à définir le terme « entrepreneuriat féminin », pour ceux et celles qui seraient moins familier avec ce concept, c’est la création et le développement d’entreprises par des femmes. Aussi simple que ça !

Voilà maintenant le moment VERT de ma chronique. Ce dernier sera différent, cette fois-ci, puisque j’ai la chance de le dédier à une invitée spéciale. Comme vous le savez, toutes les chroniques que je publie sur ce blogue, je les anime à la radio d’abord, sur les ondes de CJMD 96.9 FM. J’ai donc eu l’honneur de recevoir, en studio, July Pontbriand, une femme que j’ai rencontrée l’an dernier, lors d’un événement pour lequel nous collaborions toutes les deux. C’est elle, entre autres, qui m’a inspiré le sujet de cette chronique. Si elle en fait partie, c’est qu’elle connait bien le monde de l’entrepreneuriat féminin, y baignant elle-même officiellement depuis 2015. Graduée à l’école du show business en 2014 en organisation d’événements culturels et corporatifs, July réalisa quelques contrats en tournage télé et musical tout en travaillant avec la relève de l’humour dans les bars. En 2006, elle quitta Montréal pour s’établir à Québec, où elle dénicha un emploi de responsable en pharmacie. À ce moment, son désir d’entreprendre était déjà bien présent. Elle fit une tentative de démarrage d’entreprise en événementiel, qui échoua. S’en suivit un retour à l’école en éducation spécialisée. En 2014, un grave accident de voiture changea sa vision de la vie. C’est ensuite qu’elle décida de sortir de sa zone de confort et de se lancer dans la vente de produits érotiques pour, en 2015, en venir à créer sa propre entreprise : Les soirées Cocktail et talons hauts. Un retour à la source : l’organisation d’événements !

L’entrevue que July Pontbriand m’a accordée nous a permis de discuter de l’entrepreneuriat féminin plus en détails (définition, hommes versus femmes, ressources existantes, compétences requises) puis de son “bébé”, sa création : Les soirées Cocktail et talons hauts.

 

Pour écouter l’entrevue, cliquez ICI !

Dans le cadre de l’émission Code F 3.0 sur les ondes de CJMD 96.9

 

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Sabrina Lachance est co-animatrice de l’émission Code F 3.0 sur les ondes de CJMD 96.9 Lévis le samedi de 13h à 15h.

 

L’ère post factuelle épisode 2 : le marché du relativisme

La semaine passée, je mettais la table pour une série de billets sur les fausses nouvelles et les faits alternatifs. J’y expliquais comment le néo-libéralisme n’avait pas tenu ses promesses et a créé une élite transnationale puissante et déconnectée de la réalité qui vit dans un nuage financier qui s’abreuve de l’économie réelle pour se satisfaire. Cette semaine, je discuterai de pourquoi les faits alternatifs sont devenus aussi important dans une société où le savoir est supposément accessible à tous facilement.

 

Le problème est que le savoir actuellement disponible est soumis aux aléas du marché qui n’a pas la faculté de distinguer l’ivraie du bon grain, laissant libre cours au relativisme des idées politiques. Un terreau fertile pour les faits alternatifs et les fausses nouvelles qui peuvent enfin répondre à des problématiques complexes ou des frustrations par des solutions clefs en main pour satisfaire les préconceptions idéologiques du consommateur de nouvelles. Que ce soit à gauche ou à droite, cette réalité est exacerbée par les caisses de résonnance partout sur Internet où les personnes se relances dans des « safe space » virtuels imperméables aux autres idées ou à la critique. Le sub Reddit sur Donald Trump est un excellent exemple de cette situation. Le marché des idées politiques a créé une situation étrange où l’on recherche avant tout l’audimat et la diffusion au plus grand nombre avant la qualité ou la véracité des faits; les opinions prennent le dessus sur les faits et les croyances sur la rigueur. Les statistiques ont beau démontrer une baisse généralisée du taux de criminalité, la croyance du contraire devient la nouvelle. Ajoutons la vitesse folle qu’offrent les réseaux sociaux et l’utilisation politique des « big data » – j’y reviendrai plus tard ce printemps – et vous avez une tempête parfaite pour que la qualité du savoir s’effondre comme le prix des citrouilles le premier novembre.

 

Un autre point que je veux discuter ici est l’apport des mouvements conservateurs américains qui dans leur lutte face au président Obama sont devenus des catalyseurs de la nouvelle droite qui est accro aux faits alternatifs. Revenons quelques années en arrière quand le mouvement Tea Party est apparu avec l’appui du parti républicain et des médias conservateurs. Ce dernier basait sa lutte politique sur des ouïs dires, rumeurs et théories du complot qu’entretenait l’administration Obama. Les républicains ont fortement aidé ce mouvement et bien d’autres dans leur lutte de tous les instants face aux démocrates. Canalisant le racisme envers le président noir, la haine envers les élites corrompues des grandes villes côtières et l’instinct de survie de la population blanche du centre du pays qui se sent abandonnée dans la société néo-libérale et assiégée par les valeurs post modernes, la droite américaine a créé un monstre qui a fini par l’avaler. Encore plus consternant, c’est que la droite américaine s’est associée à ce mouvement au détriment de bien de ses valeurs et de ses principes dans une optique électoraliste teintée de relativisme. La faute est certes partagée avec la gauche qui s’est enfermée dans un narratif post moderne d’auto-flagellation qui se veut stérile en solutions, mais fertile en dénonciation. Or, le néo système de lutte des classes que la gauche libérale  américaine n’a jamais été récupérée politiquement au niveau que la droite a repris les Tea Party and friends de ce monde. La gauche se contentant de tourner dans leur cyber caisse de résonnance avec des idées qui viennent et vont rapidement comme le « man spreading ».

 

Finalement, j’aimerais souligner le rôle du gerrymandering dans la montée d’une classe politique carburant aux faits alternatifs et aux fausses nouvelles. Pour ceux qui ne le savent pas, le gerrymandering est l’art de dessiner des circonscriptions électorales  pour maximiser ses gains électoraux et minimiser ceux de l’adversaire. En concentrant les électeurs plus enclins à une même idéologie sur un seul territoire, les élus se sont mis devant une situation inattendue, soit que les membres du parti se fractionnent en plusieurs factions plus ou moins radicales. Cela devient embarrassant quand les factions radicales trouvent que l’élu en place ne les représente plus et cherche à le remplacer par un candidat moins « mou » du même parti. Il s’ensuit alors une course à une certaine radicalisation des candidats du même parti afin de pouvoir gagner les primaires et les élections après. Des candidats qui doivent travailler fort pour ne pas devenir les victimes de fausses nouvelles ou de faits alternatifs

 

J’espère que cette (trop) courte analyse a pu éveiller votre curiosité et que vous serez là la semaine prochaine pour l’épisode trois qui parlera de l’élitisme et le chauvinisme des producteurs de faits et de vraies nouvelles.

 

Merci

Aleksandre

Hommage à CHASAM et sa co-fondatrice

Ce billet a été publié originalement sur le blogue ‘Les chroniques vertes’ ici

Parfois, dans la vie, nous faisons des rencontres inattendues. De belles coïncidences pour lesquelles je remercie le destin, puisque je le tiens responsable de ces moments où je constate que j’ai vécu, dans le passé, des situations qui m’ont permis d’être là où je suis aujourd’hui. Et j’y crois encore plus lorsque je réalise que, sans une situation précise, mon présent serait différent. C’est le bon moment pour remercier la vie, croyez-moi !

Cette chronique, je la dédie à cette rencontre inattendue. Une femme impressionnante, par son courage et sa détermination. Une personne qui a su utiliser son expérience de vie passée pour embellir celle à venir. Andrée-Ann Blais est co-fondatrice de l’organisme CHASAM et représentante des utilisateurs. Cet organisme de bienfaisance forme des chiens d’assistance en santé mentale. C’est en 2010 qu’elle et son meilleur ami ont constaté l’absence d’un tel service au Québec. Ayant elle-même besoin d’un chien pour l’assister au quotidien suite à un stress post-traumatique, ils prennent l’initiative, ensemble, de remédier à la situation.

Avec l’aide d’un organisme américain, ils bâtissent leur programme de formation des chiens d’assistance et l’expérimentent sur Boréale, premier chien à en tester la pertinence et à être reconnu comme chien d’assistance CHASAM. Vient ensuite le choix du nom de l’organisme, la création du logo et la formation d’une équipe qui croit au projet des fondateurs. Le 19 décembre 2014, c’est officiel, CHASAM est enregistré comme organisme à but non lucratif puis, en août 2015, comme organisme de bienfaisance.
J’ai rencontré Andrée-Ann et son chien Boréale dans un café de la Capitale-Nationale et je suis restée sans voix en l’écoutant me raconter son parcours. Elle est la preuve vivante que la vie est remplie de possibilités et que rien n’est impossible, même dans les moments les plus difficiles. Cette femme a retroussé ses manches et est allée de l’avant dans un projet qui lui tient à cœur et pour lequel elle consacre beaucoup de temps. Appuyant moi-même la cause de la santé mentale, je me devais de lui rendre hommage. Tout simplement, je suis d’avis qu’une grande maturité et beaucoup de volonté sont nécessaires pour « prendre » une situation, dans son cas lourde de conséquences, et l’utiliser pour avancer, pour grandir, pour bâtir du positif, pour soi et pour les autres. Cette femme, je l’admire. Son projet, j’y crois. Son organisme, je le supporte.
Merci, Andrée-Ann, de partager cela avec moi !!

Pour écouter l’entrevue du 18 février durant Code F 3.0, cliquez ici.

Site web de l’organisme : http://www.chasam.ca/

Page Facebook : Chasam – PAWS
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Sabrina Lachance est co-animatrice de l’émission Code F 3.0 sur les ondes de CJMD 96.9 Lévis le samedi de 13h à 15h.